On a (enfin) vu 120 battements par minute

Paris, jeudi 19h, MK2 Bibliothèque

Encore bouleversée je sors de la salle, yeux embués, souffle coupé, j’ai sûrement manqué plusieurs respirations durant le film. 120 battements par minute tient en haleine du début à la fin. Le film est vrai, d’une vérité qui frappe en plein coeur.

Le talent du film est dans la simplicité de son militantisme. La caméra nous ramène au plus proche des personnages, on tremble et on a peur, on danse, on manifeste et on fait l’amour avec eux mais surtout on respire avec eux. Parce que le sida n’est jamais très loin de ces homosexuels, séropositifs ou pas, engagés dans un combat contre les laboratoires qui profitent d’une maladie « tuant dans l’indifférence générale depuis plus de dix ans », le spectateur a peur que chacune de leur respiration soit la dernière.

Plus terrifiant encore, le film ne s’ancre pas dans son époque. C’est pourtant dans les années Mitterand qu’il se déroule. Parce que le film ne s’ancre pas dans une époque il est un vrai témoignage de la réalité. Celle d’hier et d’aujourd’hui. Celle d’une prévention et d’une sensibilisation insuffisante auprès des jeunes quant à la sexualité, les maladies, les risques, les droits. Il est toujours d’actualité et c’est aussi sûrement ce qui doit nous faire peur.

120 battements par minute est un film grand. Témoignage bouleversant des activistes « Act Up ! »  cette oeuvre nous laisse l’impression d’un combat qui ne doit jamais être abandonner.

Signé Solange.

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