Rencontre et portrait : Mika Nak, la polyphonie de l’icône

C’est au Sofitel Beaujon, près des Champs-Elysées que nous retrouvons Mika Nak et ses peintures, exposées un peu partout dans le hall de l’hôtel. Sur de grandes toiles, s’affichent des portraits d’icônes connues. Frida Khalo toute de verte et de rose parée côtoie une version girly de la jeune fille à la perle.

Mika Nak peint depuis seulement 2013 en tant que professionnel « je suis encore jeune, je ne me suis pas encore stabilisé et je suis dans une constante recherche de ce que je veux représenter ». Il y a chez Mika Nak une volonté de toujours exploiter d’avantage sa façon de peindre. « À mes débuts j’avais fait une œuvre qui avait beaucoup plu, on me la demandait constamment, je l’ai refaite jusqu’à 7 fois avant de réaliser que je n’y prenais plus de plaisir ».

L’idée était de revisiter les grands artistes, Mika Nak s’amuse à peindre les jeux d’ombres et de lumières sur les visages. « J’aime jouer avec le contraste et les couleurs ». Sa peinture d’Andy Warhol sur un rouge sombre ainsi être éclairée depuis le fond, quant à sa représentation du visage sculpté de Michael-Ange, le peintre n’a travaillé qu’avec des couleurs bleues, grises et noires. « J’aime faire se rencontrer des codes urbains, ultras contemporains avec une esthétique classique. » Quand il peint La Joconde, Mika Nak s’amuse à taguer « cheeky » irrévérencieux en anglais.

 

« J’ai beaucoup grandi en feuilletant des livres d’images de la Renaissance mais mon parcours artistique est entièrement autodidacte » Avant de rencontrer l’art, il travaille dans des services comptables et financiers dans des grands groupes d’assurance, « puis je me suis tournée vers l’art et la grapho-thérapie ». Je me suis aperçu bien après que mon rapport à l’art et mon rapport à l’écriture était lié ».                                                                                                                                                                                                                                        Sur les tableaux de Mika Nak, des écritures manuscrites  se mêlent au touche de couleur. Les mots sont partie intégrante de la représentation finale, toujours liées à l’histoire même de l’icône représentée. Les traits qui composent le portrait de Van Gogh s’avèrent être des extraits de lettres à son frère. Mais sur d’autres toiles comme le portrait de Keith Haring on retrouve des paroles de rappeur tel qu’Eminem.« J’aime beaucoup les mots, l’écriture à la base c’est un dessin »

mika nak

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